224 AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.
pris à table, lui répondit par cette jolie parodie de
deux vers de Virgile (1) très connus :
Régnât nocte calix, yolvuutur biblîa manè ;
Cum Phœbo Bacclius dividit imperium.
On peut appliquer les deux vers suivans à biendes écrivains qui prêchent la vertu dans leurs livres,et qui, dans leur conduite , oublient de mettre en.pratique leurs excellons préceptes :
Quid juvat hnmanos scire atque evolvere casus,
Si fugienda facis, si facienda fugis ?
Cette épigramme a été faite parLatomus au sujetde Sabellicus, poète d’Italie, qui mourut en i 5 o 6 ,des suites de ses débauches, après avoir étalé les plusbelles maximes de sagesse dans ses écrits.
Quand on voit tout ce qui se passe dans la répu-blique des lettres, la conduite de certains auteurs ,la vogue de certains livres, les articles qu’on leurconsacre dans les journaux, etc.,nediroit-onpasqueles ouvrages les plus médités par quelques écrivainssont le de Machiavelismo litterario de Michel Li-lienthal, 1710 in- 8.°, où il dévoile toutes les petitesruses dont se servent les gens de lettres pour se faireun nom; et le Jo. Burch. Menckenii de cliarlata-neria eruditorum declamationes duœ, etc. editioquinta, 1747? ï«- 8 .°,trad. en français, sous le titrede la Charlatanene des savcins ; 1721 , i/i- 8 . n ,
(1) Nocte pluit totâ, redeunt spcctacula manè ;
Divisum imperium cum Joye Gæsar habet»