POÉTIQUE CURIEUSE.
SUR UN CHIEN.
Latratu fures excepi, mutus amantes jSic placui Domino , sic placui Domiuæ.
Par Joachim Dubellat,
TRADUCTION •
Rude aux voleurs, doux à l’amant,
J’aboyois ou faisois caresse ;
Ainsi j’ai su diversement
Servir mon maître et ma maîtresse.
Par Malleville.
SUR LES BALLONS.
Un espace infini nous séparoit des cieux ;
Mais grâce aux Mongol lier, que le génie inspire,
L’aigle de Jupiter a perdu son empire,
Et le foible mortel peut s’approcher des dieux.
Vasselieh.
DISTIQUE
Fait par un ivrogne peu ferme sur ses pieds.
Sta pes, sta mi pes, sta pcs , ne labere, mi pes.
Ni steteris, lapides hi milii lectus erunt.
Ce n’est point Ileinsius (1), tout biberon qu’iîétoit, qui a fait ce distique , mais bien Petrus Paga-ïius , autre buveur, professeur en poésie et en his-
( 1 ) Ce bon homme Heinsius disoit avec une simplicité tout-à-faithollandaise, qu’il se trouvoit si charmé et si enthousiasmé de lalecture de Platon, qu’une page de ses ouvrages l’enivroit autantque s’il avoit avalé dix verres de vin.
Scaliger le père disoit aussi qu’il trouvoit Hérodote un auteursi charmant, qu’il avoit autant de peine à le quitter que son verre.
Obsopœus, dans son De a rte bibendi 9 libri très> Nuremb. i536,in-4°> regrette qu’en Saxe, la nature n’ait pas été assez prodiguedes dons de Bacchus j car selon lui, les Saxons le méritent ; dignamero gens