POETIQUE CURIEUSE.
ïpsa ferîs subigit transfigens unguibus anguemSemianimum , et varia graviter cervice micantem,Quem se intorquentem lanians rostroque crueutans,Jam satiata animos; jam duros ulta dolores,
Abjicit efflantem , et laceratum af’fligit in undas;Scquc obitu a solis nitidos convertit ad ortus.
TRADUCTION PAR VOLTAIRE.
Tel on voit cet oiseau qui porte le tonnerre,
Blessé par un serpent élance de la terre :
Il s’envole, il entraîne au séjour azuréL’ennemi tortueux, dont il est entouré.
Le sang tombe des airs. Il déchire, il dévoreLe reptile acharné qui le combat encore ;
Il le perce, il le tient sous ses ongles vainqueurs^
Par cent coups redoublés il venge scs douleurs.
Le monstre en expirant se débat, se replie*,
Il exhale en poisons les restes de sa vie ;
Et l’aigle tout sanglant, fier et victorieux,
Le rejette en fureur et plane au haut des deux.
VIE HEUREUSE DE MARTIAL;Vitam quæ faciunt beatiorem,Jucundissime Martialis, haec sunt :
Res non parta labore , sed relicta *,
Non ingratus ager, focus perennis ;
Lis nunquam, toga rara , mens quieta ,Vires ingenuæ , salubre corpus,
Prudens simplicitas, pares amici,Convictus facilis, sinè arte mensa,
Nox non ebria, sed soluta curis;
Non tristis torus, attamen pudicus,Somnus qui faciat brèves tcnebras;
Quod sis, esse velis, nihilque malis ,Summum nec metuas diem, nec optes.TRADUCTION.
Aimable Jule, écoutez le détailDe ce qui fait le bonheur de la yie :
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