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Amusemens philologiques, ou variétés en tous genres
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POÉTIQUE CURIEUSE. 1 3 JL

sance de J. C. dont tous les mots nont quune syl-labe. Nayant pas louvrage sous les yeux , jignoresi ces vers ont quelque rapport avec ceux que jeviens de citer.

Les Anglais ont au contraire des veis de quatorzesyllabes, et on prétend que Swift, dans ses facétiespoétiques, sest amusé à faire des vers de vingt,trente et jusquà soixante syllabes.

Les vers composés de monosyllabes sont désagréa-bles et même défectueux dans la poésie française, àmoins que la richesse de la pensée ne dédommage ;comme dans ce vers de Phèdre :

Le jour nest pas plus pur que le fond de mon cœur.

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Mais ceux-ci paraissent foibles :

Won, ce nest pas pour moi que sont faits les beaux jours..71

O roi ! de tous les rois le plus grand, le plus sage....

Qui plaît est roi, qui ne plaît plus nest rien....

Tabourot a une pièce de quarante-cinqvers, touteen monosyllabes; cest peu de chose. Voyez ses Bi-garrures, Paris, i586, pet. in- 12 , pag. jç3.

DES VERS PARODIÉS.

Le mot parodie qui vient du grec parodia, canti-cum ; rac. para juxta et ôdé cantus, carmen, signi-fie à la lettre un chant composé à limitation dunautre ; et par extension , on donne le nom de paro-die à un ouvrage en vers, dans lequel on détournedans un sens railleur des vers quun autre a faits