POÉTIQUE CURIEUSE. * 11
cPuntas d’oisifs, à coup sûr importuns. Sauvons-nous d’un poisonsi fatal. D’abord ma maison paroitra trop loin aux gros richards-d’accord; mais j’y vivrai sans hruit, sans fracas, affranchi d’unchaos assommant.
J’aspirois à vous voir, mais j’ignorois où nous pourrions dis-courir. Il fait grand froid ; quand on pourra sortir sans manchon ,nous choisirons un jour pour nous unir aux Capucins, au Coursou au Vauxhall. Bon soir, mon voisin; tout à yous.
F....z.
LETTRE SANS I.
Comment vous portez-vous, ma chère sœur I Mon humeur veutvous gronder un peu, et tout en douceur. C’est le rôle d’un frèreauquel on pardonne de murmurer par un excès d’attachement.Vous me mandez des nouvelles étrangères à mon cœur; et vousgardez le tacet sur les événemens qae vous savez m’être les pluschers. Vos enfans, yotre grossesse, vos nerfs, vos langueurs, vo-ire chute et le rhume, n’ont pas trouvé place dans le compte quevous me rendez de votre état et de vos passe-temps. Vous me sup-posez, sans doute, un prophète , dont les vues s’étendent a tout,même à la santé d’une malade absente. Pour vous donner une le-çon, apprenez que mon être fâcheux est débarrassé des entravesde l’art d’Esculape et de ses suppôts. L’école de Salerne a perduson procès contre ma frêle substance. Un repos favorable, sans leconcours de la manne et du séné, m’a rendu mes forces, moncourage et mon goût pour toutes les choses bonnes et agréables.
Mandez-nous souvent comment vous passez le temps. Les nou-velles du monde et de la cour m’affecteut peu. Mou attachementsans mesure demande du personnel; mon zèle n’est affamé qued’apprendre l’état de votre santé. C’en est assez, recevez les em-brassemens de votre bon frère
K....z.
LETTRE SANS O.
Des demain, cher ami, je vais chercher une retraite aux Capu-cins. J’ai malheureusement perdu au jeu l’argent que ma mère m’aremis afin d’acquitter des dettes criardes, Elle en est furieuse, et