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Amusemens philologiques, ou variétés en tous genres
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AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.

DES VERS BURLESQUES.

Ces vers tiennent à un genre de poésie qui travestîtles choses les plus nobles et les plus sérieuses, enplaisanteries bouffonnes. Il paroît que le burlesquena point été connu des anciens. On ne trouve rienqui en approche dans Aristophane , Menaudre ,Plaute, Térence, Lucien, Apulée et Pétrone, tousauteurs très gais et qui sont à peu près les seuls quiauroient pu travailler dans le genre burlesque silsleussent connu. Cependant quelques-uns disentque-du temps de Ptolémée , fils de Lagus, un cer-tain poète avoit traité en ridicule des sujets sé-rieux de tragédie. Cest sous le règne de Louis XIIIet au commencement de celui de Louis XIV que lestyle burlesque étoit le plus en vogue. Il nous estvenu des Italiens; Bernia, Lalli, Caporali sont lespremiers qui se sont exercés dans ce genre. Sarasinse vantoit dêtre le premier Français qui sen futServi. Charles Coypeau dAssouci entreprit de mettreen vers burlesques le Ravissement de Proserpine,grand et pompeux poème de Claudien ; il publiaaussi Ovide en belle humeur, ce sont les Métamor-phoses ; ces deux mauvaises productions ont attiréà leur auteur, ce bon vers de Boileau :

Et jusquà dAssouci tout trouva des lecteurs.

Un misérable poète (IL Picou), a traduit en vers

sr