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POÉTIQUE CURIEUSE. ^
ïnaîs ïl a soin de la faire précéder de cet avertisse-ment :
ec J’en ai vu ( des vers brisés) plusieurs scandaleuxcc et séditieux; de tous lescpiels j’ai choisi ce sui-te vaut, pour exemple, duquel je prie tous les lec-« teurs de ne se point scandaliser ; car on peut voir« que c’est l’esbat de quelque timide castor amplii-« bie qui voudroit bien revirer sa robe. ■»
Je ne veux plusPour mon reposDes huguenotsSuiure l’abusOres je voyCeste finessePar quoi je doyTenir la messe
La messe fréquenterC’est chose bien louableLes presclies escouterC’est chose misérableCombien est détestableEn ce siècle mondainVoyant la saincte TableEn horreur et desdain.
Qu’on réunisse ces deux pièces, en disant :
Je ne veux pins la messe fréquenter,
Pour mon repos c’est chose hien louable etc.
et l’on aura un sens tout-à-fait opposé à celuiqu’expriment les vers séparés.
Autre exemple du même auteur :
Qui vous dit belleIl dit bien vrayVous estes telleComme bien sçayTousiours aurayA vous fianceEt aimerayVotre accointance
Il ne dit véritéQui laide vous appelleEn fait de loyautéEstes la nompareilleA vous hayne mortelleIV’auray jour de ma vieQui votre mal réuèleDieu confonde et maudie.
Le Zadig de Voltaire nous fournit encore unexemple de vers brisés ; dont la moitié présente un