4 AMUSEMENS PHILOLOGIQUES,
trc vers, qui suit celui de la proposition, comprendquatre épithètes qui commencent par A. Le second,quatre épithètes qui commencent par B. Le troi-sième, etc.; ainsi de suite jusqu’à l’oméga. Ce quifait quatre-vingt-seize épithètes pour chaque Dieu.Mais ce n’est pas là ce qu'e l’on doit proprement ap-peler acrostiche, surtout d’après la définition quenous en avons donnée plus haut - , ce seroit plutôtdes vers lettrisés. ( Voyez ce mot. )
Quant aux Latins, Cicéron nous apprend qu’En-nius avoit fait des acrostiches : Acroslichis dicitur,cum deinceps ex priniis versuum litteris aliquidconnectitur ut in quibusdam Ennenianis. ( Cicero,de Divinatione, lib. u, n° xn, aliter 54). Dans laplupart des éditions de Plaute, on trouve en tête dechacune des vingt comédies qu’il nous a laissées, unargument qui donne le sujet de la pièce et qui estcomposé d’autant de vers qu’il y a de lettres dansle mot qui forme le titre de la pièce, et chaque let-tre de ce mot est au commencement de chaquevers. M me . Dacier pense que ces acrostiches sont dePlaute lui-même ; mais on les croit postérieurs à sontemps, et on les attribue à Priscien, grammairien,qui vivoit au commencement du VI e siècle. Nousaurions désiré placer ici les vingt acrostiches despièces de Plaute 5 mais comme cela exigeroit au moinsdouze pages d’impression, et que d’ailleurs cela nedonneroit qu’une idée très imparfaite du théâtre dePlaute, nous nous contenterons de citer l’argumentde la première pièce, 1’amphitryon :