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Amusemens philologiques, ou variétés en tous genres
Entstehung
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VI
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APOLOGUE.

La table étant servie, arrivent à la fileLes conviés : quelques messieurs de ville ,

Trois nobles villageois ,

Puis des petits bourgeois ,

Le digne Pasteur du village,

Suivi du Magister, fort grave personnage,

Redouté des marmots, moins pourtant quautrefois.

Le marguillier lui-même aussi fut de la fête,

Avec Guillot son cousin,

Et son oncle Malhurin ,

Au lutrin fort bonne tête.

A peine est-on placé, que lhôte, très courtois,

Généreux , populaire,

Presse chacun du geste et de la voix ,

Comme cest lordinaire.

On dévore les mets ;

On les trouve parfaits.

Les vins de Bordeaux , de Bourgogne,

Enluminent plus dune trogne.

Puis au dessert, le Lacryma- Christi ,

En petit verre à chacun réparti,

Dispense lesprit à la ronde ,

Et fait caqueter tout le monde.

Enfin le doux moka , les plus fines liqueurs ,

De leur parfum divin enivrent tous les cœurs :

Tous les cœurs. je me trompe ; en un coin de la table

Guillot, son oncle Mathurin ,

Et le marguillier, leur voisin ,

Ne trouvoient point ce repas délectable.

De ces mets recherchés quils ne connoissoient pas ,

Leurs palais affamés ne faisoient aucun cas ;

Et dune pitoyable minePayant cette belle cuisine ,

Hélas ! ces pauvres bonnes gensNe desserrèrent pas les dents.

Aussi, cher lecteur, on rapporteQue , sesquivant fort mécontens ,