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3 [1913]
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HOTELS ET MAISONS I)E LA H E N A I SS ANC E

y rappellent encore lart gothique, ou au moins la première Renaissance. 11 en est de même de ees médaillons àlantique, de profil ou de trois quarts : leur valeur est inégale mais quelques-uns sont d un beau caractèresculptural. Linfluence italienne saccuse très nettement ici. sans que ces divers éléments se soient encoresuffisamment assimilés pour constituer la formule proprement toulousaine.

Bibliographie : J. de Malafosse : ouv. cil., p. 217-218.

Fl. LI 1 . Toulouse. Hôtel Buet, s, rue de la Pomme.

La formule de lart classique toulousain nousl'hôtel du conseiller Simon Buet, qui siégea au Parlement de Toulouse de 1 555maltraité dans les troubles des guerres de religion, en i56i,

Des réfections ont être opérées à des époques diverses,sans parler des toutes modernes. A l'intérieur se voitune belle cheminée dépoque Henri IV coupée en deux parun plafond. Mais la porte et plusieurs fenêtres sur lafaçade du corps de logis sont encore très typiques de laseconde Renaissance à Toulouse. On en peut placerl'exécution entre 1 555 et i56o et non, comme la fait Daly,sous Henri 111. Ce sont les combinaisons assez sobres deeolonnettes et de pilastres que nous avons signalées dèslépoque de Lhôtel de Jean de Bagis et de linterventionde Bachelier, alourdies ici, par exemple, de ces grandesvolutes feuillagées qui se développent sous lappui de lagrande fenêtre ou flanquent les eolonnettes de la fenêtrede lescalier. 11 faut noter encore ici que cet escalier, sui-vant le principe devenu constant, est à rampes droites.

Bibliographie : César Daly : Motifs historiques d'architecture,i86y. Vol. 1, Henri lit, pl. XIV. . 1 . de Malafosse, ouv. cil., p. 236-237.

PL LUI et L 1 V. Toulouse. Hôtel de Pelzins,

22, rue de la Dalbade.

apparaît au contraire très nettement dans ces restes de

à 1092. Lhôltel fut trèset depuis il a été ravagé par plusieurs incendies.

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, , , Fig. 2<).Toulouse: Hôtel de Felzins

Le nom donne communément a cet hôtel est Tourelle d'angle dans la cour

celui de la famille qui le possède encore actuellement. 11

est quelquefois aussi appelé hôtel de Catellan, mais le nom auquel il aurait le plus de droit est celui de GaspardMolinier, conseiller au Parlement de i53oà 1071 , qui le fit construire vers i55o.

Les fouilleurs darchives, qui ont renouvelé lhistoire de lart toulousain, nont jamais retrouvé lemarché original, mais on possède plusieurs documents ou quittances figurent deux noms dartistes locaux,Raymond Bossac et Jean Molière; le conseiller leur était, du reste, fort attaché puisquon le voit constituer unedot à la femme de lun deux. Ils sont qualifiés, dans la terminologie si vague de lépoque, tantôt de tailleurs depierres, tantôt de maîtres maçons et cest peut-être à tort quon en a fait des sculpteurs. Ce sont, sans doute,plutôt les constructeurs de limmeuble.

Quoi quil en soit, celui-ci devait être fort avancé en 1 .5.52 puisqu'il veut lieu, à cette date, à uneexpertise de mur mitoyen. Cest bien à peu près la date qu'indiquent les fragments encore visibles de ladécoration du corps de logis principal, dailleurs très altéré dans son ensemble. Ces fragments consistent endes restes dencadrements de fenêtres dune très grande pureté, analogues à ce que nous avons noté à lhôtel deBagis, à lhôtel de Cheverry, à lhôtel Buet; cest surtout une tourelle dangle les mêmes éléments classiquess'ordonnent assez gauchement (voir fig. 29 ; mais dont le cul-de-lampe est un chef-dœuvre pour la compositioningénieuse et la souplesse dexécution. Les trois génies ailés qui jouent avec de lourdes guirlandes, sont d'unegrâce vivante et savoureuse qui rappelle les meilleures créations du quattrocento italien.