INFLUENCE DE L’ENTHOUSIASME, ETC. 403
propre, tout cela c’est encore de l’ame,quoiqu’un souffle empoisonné s’y mêle. Quellemisérable existence cependant que celle detant d’hommes en ruse avec eux-mêmespresque autant qu’avec les autres, et repous-sant les mouvements généreux qui renaissentdans leur cœur comme une maladie de l’ima-gination que le grand air doit dissiper !Quelle pauvre existence aussi que celle debeaucoup d’hommes qui se contentent de nepas faire du mal, et traitent de folie la sourced’où dérivent les belles actions et les grandespensées ! Ils se renferment par vanité dansune médiocrité tenace, qu’ils auroient purendre accessible aux lumières du dehors ; ilsse condamnent à cette monotonie d’idées, acette froideur de sentiment qui laisse passerles jours sans en tirer ni fruits, ni progrès,ni souvenirs ; et si le temps ne siiionnoit pasleurs traits, quelles traces auroient-ils gardésde son passage? s’il ne falloit pas vieilliret mourir, quelle reflexion sérieuse entreroitjamais dans leur tête ?
Quelques raisonneurs prétendent que l’en-thousiasme dégoûte de la vie commune ; et quene pouvant pas rester toujours du Os cette* disposition, il vaut -mieiîx ne l’éprouver
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