DE LA CONTEMPLATION DE LA NATURE. 385
change point pour eux en livides couleurs, etleurs yeux éteints ne ressemblent pas à deslampes funéraires qui jettent de pâles clartéssur un visage flétri.
Lors même qu’à la fleur de l’âge la vie seretire du sein de l’homme, ni l’admirationque font naître les bouleversements de la na-ture, ni l’intérêt qu’excitent les débris desmonuments, ne peuvent s’attacher au corpsinanimé de la plus belle des créatures.L’amour qui chérissoit cette figure enchan-teresse, l’amour ne peut en supporter lesrestes, et rien de l’homme ne demeure aprèslui sur la terre qui ne fasse frémir, même sesamis.
Ah ! quel enseignement que les horreurs dela destruction acharnées ainsi sur la race hu-maine. N’est-ce pas pour annoncer à l’hommeque sa vie est ailleurs ? La nature l’humi-lieroit-elle à ce point si la Divinité ne vouloitpas le relever ?
Les vraies causes finales de la nature, cesont ses rapports avec notre arae et avec notresort immortel ; les objets physiques eux-mêmesont une destination qui ne se borne point àla courte existence de l’homme ici-bas ; ilssont là pour concourir au développement de
TOM. ni. 2 c