DE LA DOULEUR.
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“ propre venin les épuise ; et puis Dieu n’est-tf il pas-là pour avoir soin du passereau qui“ tombe et du cœur de l’homme qui souffre ?
“ Vous dites que vos amis veulent vous“ trahir; prenez garde de les accuser injuste-“ ment : malheur à celui qui auroit repoussé“ une affection véritable, car ce sont les anges“ du ciel qui nous l’envoient, ils se sont réser-“ vés cette part dans le destin de l’homme !“ Ne permettez pas à votre imagination de“ vous égarer. Il faut la laisser planer dans“ les régions des nuages ; mais il n’y a que“ le cœur pour juger un autre cœur ; et vous“ seriez bien coupable si vous méconnoissiez“ une amitié sincère : car la beauté de l’ame“ consiste dans sa généreuse confiance, et latc prudence humaine est figurée par un ser-“ pent.
“ Il se peut toutefois qu’en expiation de“ quelques égarements dont vos grandes fa-“ cultés ont été la cause, vous soyez condam-“ né sur cette terre à boire la coupe empoi-“ sonné de la trahison d’un ami. S’il en est“ ainsi, je vous plains, la Divinité même vous“ a plaint en vous punissant: mais ne vous“ révoltez pas contre ses coups ; aimez en-i( core, bien qu’aimer ait déchiré votre cœur.