DE LA DOULEUR.
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beaux sans nombre qui remplaçaient l’éclat dujour vont devenir des flammes dévorantes, etles plus affreuses souffrances prendront la placedu luxe éclatant d’une fête. Quel contraste!et qui pourroit se lasser d’y réfléchir ? Non,jamais les grandeurs et les misères humainesn’ont été rapprochées de si près ; et notremobile pensée, si facilement distraite dessombres menaces de l’avenir, a été frappéedans la même heure par toutes les imagesbrillantes et terribles que la destinée sème d’or-dinaire à distance sur la route du temps.
Aucun accident néanmoins n’avoit atteintcelle qui ne devoit mourir que de son choix :elle étoit en sûreté, elle pouvoit renouer lefil de la vie si vertueuse qu’elle menoit depuisquinze années ; mais une de ses filles étoitencore en danger, et l’être le plus délicat etle plus timide se précipite au milieu des flammesqui feroient reculer les guerriers. Toutesles mères auraient éprouvé ce qu’elle a dûsentir ! Mais qui pourroit se croire assez deforce pour l’imiter? Qui pourroit compter assezsur son ame pour ne pas craindre les fris-sonnements que la nature fait naître à l’as-pect d’une mort atroce ? Une femme les a
TOM. III. z