DE LA MYSTICITÉ.
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des illusions de tout genre : ils se sont crusdes élus ou des prophètes : ils se sont ima-giné qu’ils avoient des visions ; enfin ils sontentrés en superstition vis-à-vis d’eux-mêmes.Que ne peut l’orgueil humain, puisqu’il s’in-sinue dans le cœur sous la forme même del’humilité ! Mais il n’en est pas moins vraique rien n’est plus simple et plus pur que lesrapports de l’ame avec Dieu, tels qu’ils sontconçus par ce qu’on a coutume d’appeler lesmystiques, c’est-à-dire, les chrétiens qui met-tent l’amour dans la religion.
En lisant les œuvres spirituelles de Fénélon,qui pourroit n’être pas attendri ! Où trouvertant de lumières, tant de consolations, tantd’indulgence ? Il n’y a là ni fanatisme, niaustérités autres que celles de la vertu, ni in-tolérance, ni exclusion. Les diversités descommunions chrétiennes ne peuvent être sen-ties à cette hauteur qui est au-dessus de toutesles formes accidentelles que le temps crée etdétruit.
Il seroit bien téméraire, assurément, celuiqui se hasarderoit à prévoir ce qui tient à desi grandes choses : néanmoins j’oserai direque tout tend à faire triompher les sentimentsreligieux dans les âmes. Le calcul a pris un
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