DU CATHOLICISME.
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communion aux fidèles qui vivent à l’abride son exemple. Son fils étoit comme lui,ministre de l’église, et sous des traits plusjeunes, il avoit, ainsi que son père, une ex-pression pieuse et recueillie. Alors, selonl’usage, le père et le fils se donnèrent mu-tuellement le pain et la coupe qui servent chezles protestants de commémoration au plustouchant des mystères : le fils ne voyoit dansson père qu’un pasteur plus avancé que luidans l’état religieux qu’il vouloit suivre; lepère respectoit dans son fils la sainte vocationqu’il avoit embrassée. Tous deux s’adres-sèrent en communiant ensemble les passagesde l’Evangile, faits pour resserrer d’un mêmelien les étrangers comme les amis ; et, ren-fermant dans leur cœur tous les deux leurssentiments les plus intimes, ils sembloientoublier leurs relations personnelles en pré-sence de la Divinité, pour qui les pères etles fils sont tous également des serviteurs dutombeau et des enfants de l’espérance.
Quelle poésie, quelle émotion, source detoute poésie, pouvoit manquer au servicedivin dans un tel moment !
Les hommes dont les affections sont dés-intéressées et les pensées religieuses ; les