i>U CATHOLICISME.
3ii
Considérer la poésie du christianisme sous lemême aspect que la poésie du paganisme.
Comme tout étoit extérieur clans le cultepaïen, la pompe des images y est prodiguée ;le sanctuaire du christianisme étant au fonddu cœur, la poésie qu’il inspire doit toujoursnaître de l’attendrissement. Ce n’est pas lasplendeur du ciel chrétien qu’on peut opposerà l’Olympe, mais la douleur et l’innocence,la vieillesse et la mort qui prennent un carac-tère d’élévation et de repos à l’abri de cesespérances religieuses dont les ailes s’éten-dent sur les misères de la vie. Il n’est doncpas vrai, ce me semble, que la religion pro-testante soit dépourvue de poésie, parcequeles pratiques du culte y ont moins d’éclat quedans la religion catholique. Des cérémoniesplus ou moins bien exécutées, selon la richessedes villes et la magnificence des édifices, nesauraient être la cause principale de l’impres-sion que produit le service divin ; ce sontses rapports avec nos sentiments intérieursqui nous émeuvent, rapports qui peuventexister dans la simplicité comme dans lapompe.
J’étois il y a quelque temps dans uneéglise de campagne, dépouillée de tout or-
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