297
DU CULTE DES FRERES MORAVES.
cultivée comme faisant partie du culte; on n’ychantoit que des psaumes ; il n’y avoit nisermon, ni messe, ni raisonnement, ni dis-cussion théologique ; c’étoit le culte de Dieuen esprit et en vérité. Les femmes, toutes enblanc, étoient rangées les unes à côté desautres sans aucune distinction quelconque ;elles semblaient des ombres innocentes quivenoient comparaître devant le tribunal de ladivinité.
Le cimetière des Moraves est un jardindont les allées sont marquées par des pierresfunéraires, à côté desquelles on a planté unarbuste à fleurs. Toutes ces pierres sontégales ; aucun de ces arbustes ne s’élèveau-dessus de l’autre, et la même épitaphe sertpour tous les morts : il est né tel jour, et telantre il est retourné dans sa patrie. Admi-rable expression pour désigner le terme denotre vie ! Les anciens disoient, il a vécu ,et jetoient ainsi un voile sur la tombe pouren dérober l’idée. Les chrétiens placent au-dessus d’elle l’étoile de l’espérance.
Le jour de Pâques le service divin se célè-bre dans le cimetière qui est placé à côté del’éfflise, et la résurrection est annoncée aumilieu des tombeaux. Tous ceux qui sontprésents à cet acte du culte, saveut quelle est