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3 (1813)
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DU CULTE DES FRERES MORAVES.

cultivée comme faisant partie du culte; on nychantoit que des psaumes ; il ny avoit nisermon, ni messe, ni raisonnement, ni dis-cussion théologique ; cétoit le culte de Dieuen esprit et en vérité. Les femmes, toutes enblanc, étoient rangées les unes à côté desautres sans aucune distinction quelconque ;elles semblaient des ombres innocentes quivenoient comparaître devant le tribunal de ladivinité.

Le cimetière des Moraves est un jardindont les allées sont marquées par des pierresfunéraires, à côté desquelles on a planté unarbuste à fleurs. Toutes ces pierres sontégales ; aucun de ces arbustes ne sélèveau-dessus de lautre, et la même épitaphe sertpour tous les morts : il est tel jour, et telantre il est retourné dans sa patrie. Admi-rable expression pour désigner le terme denotre vie ! Les anciens disoient, il a vécu ,et jetoient ainsi un voile sur la tombe pouren dérober lidée. Les chrétiens placent au-dessus delle létoile de lespérance.

Le jour de Pâques le service divin se célè-bre dans le cimetière qui est placé à côté deléfflise, et la résurrection est annoncée aumilieu des tombeaux. Tous ceux qui sontprésents à cet acte du culte, saveut quelle est