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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

à soi sur la plupart des objets qui exigent dela réflexion ; en conséquence, lorsque telle outelle manière de voir est mise en honneur parlascendant des circonstances, la plupart deshommes croient que ces mots, tout le mondepense ou fait ainsi , doivent tenir à chacunlien de raison et de conscience.

Dans la classe oisive de la société il estpresque impossible davoir de Famé sans quelesprit soit cultivé. Jadis il suffisoit de lanature pour instruire lhomme, et développerson imagination -, mais depuis que la pensée,cette ambre effacée du sentiment, a changétout en abstractions, il faut beaucoup savoirpour bien sentir. Ce nest plus entre les élansde Famé livrée à elle-même, ou les étudesphilosophiques quil faut choisir, mais cestentre le murmure importun dune sociétécommune et frivole, et le langage que lesbeaux génies ont tenu de siècle en siècle jus-quà nos jours.

Comment pourroit-on, sans la connoissancedes langues, sans lhabitude de la lecture,communiquer avec ces hommes qui ne sontplus, et que nous sentons si bien nos amis,nos concitoyens, nos alliés ? Il faut être mé-diocre de cœur pour se refuser à de si nobles