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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
à soi sur la plupart des objets qui exigent dela réflexion ; en conséquence, lorsque telle outelle manière de voir est mise en honneur parl’ascendant des circonstances, la plupart deshommes croient que ces mots, tout le mondepense ou fait ainsi , doivent tenir à chacunlien de raison et de conscience.
Dans la classe oisive de la société il estpresque impossible d’avoir de Famé sans quel’esprit soit cultivé. Jadis il suffisoit de lanature pour instruire l’homme, et développerson imagination -, mais depuis que la pensée,cette ambre effacée du sentiment, a changétout en abstractions, il faut beaucoup savoirpour bien sentir. Ce n’est plus entre les élansde Famé livrée à elle-même, ou les étudesphilosophiques qu’il faut choisir, mais c’estentre le murmure importun d’une sociétécommune et frivole, et le langage que lesbeaux génies ont tenu de siècle en siècle jus-qu’à nos jours.
Comment pourroit-on, sans la connoissancedes langues, sans l’habitude de la lecture,communiquer avec ces hommes qui ne sontplus, et que nous sentons si bien nos amis,nos concitoyens, nos alliés ? Il faut être mé-diocre de cœur pour se refuser à de si nobles