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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

auroit brisé, car le blâme se tourne facilementcontre les victimes. Il est donc le maître,mais il simpose des devoirs; nul inconvénientne peut résulter pour lui de ses fautes ; maisil craint le mal quil peut faire à celle quisest confiée à son cœur, et la générosité l'en-chaîne dautant plus que la société le dégage»

La fidélité est commandée aux femmes parmille considérations diverses ; elles peuventredouter les périls et les humiliations, suitesinévitables dune erreur ; la voix de la con-science est la seule qui se fasse entendre àlhomme; il sait quil fait souffrir, il saitquil flétrit par linconstance un sentiment quidoit se prolonger jusquà la mort et se renou-veler dans le ciel : seul avec lui-même, seulau milieu des séductions de tous les genres,il reste pur comme un ange ; car, si les angesnont pas été représentés sous des traits defemme, cest pareeque lunion de la forceavec la pureté est plus belle et plus célesteencore que la modestie même la plus parfaitedans un être foible.

Limagination, quand elle na pas le sou-venir pour frein, détache de ce quon possède,embellit ce quon craint de ne pas obtenir,et fait du sentiment une difficulté vaincue.