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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
auroit brisé, car le blâme se tourne facilementcontre les victimes. Il est donc le maître,mais il s’impose des devoirs; nul inconvénientne peut résulter pour lui de ses fautes ; maisil craint le mal qu’il peut faire à celle quis’est confiée à son cœur, et la générosité l'en-chaîne d’autant plus que la société le dégage»
La fidélité est commandée aux femmes parmille considérations diverses ; elles peuventredouter les périls et les humiliations, suitesinévitables d’une erreur ; la voix de la con-science est la seule qui se fasse entendre àl’homme; il sait qu’il fait souffrir, il saitqu’il flétrit par l’inconstance un sentiment quidoit se prolonger jusqu’à la mort et se renou-veler dans le ciel : seul avec lui-même, seulau milieu des séductions de tous les genres,il reste pur comme un ange ; car, si les angesn’ont pas été représentés sous des traits defemme, c’est pareeque l’union de la forceavec la pureté est plus belle et plus célesteencore que la modestie même la plus parfaitedans un être foible.
L’imagination, quand elle n’a pas le sou-venir pour frein, détache de ce qu’on possède,embellit ce qu’on craint de ne pas obtenir,et fait du sentiment une difficulté vaincue.