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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE;

une mysticité romanesque très ingénieusementexprimée, mais peu naturelle.

Il me semble que Jacobi entend moins bienlamour que la religion, parcequil veut troples confondre ; il nest pas vrai que lamourpuisse, comme la religion, trouver tout sonbonheur dans labnégation du bonheur même.Lon altère lidée quon doit avoir de la vertu,quand on la fait consister dans une exaltationsans but, et dans des sacrifices sans nécessité.Tous les personnages du roman de Jacobi lut-tent sans cesse de générosité aux dépens delamour ; non seulement cela narrive guèredans la vie, mais cela nest pas même beauquand la vertu ne lexige pas ; car les senti-ments forts et passionnés honorent la naturehumaine, et la religion nest si imposante queparcequelle peut triompher de tels sentiments.Auroit-il fallu que Dieu même daignât parlerh. notre cœur, sil ny avoit trouvé que desaffections débonnaires auxquelles il fût si facilede renoncer ?