DE WOLDEMAR.
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héroïsme de sentiment: la passion est dé-vouée, mais jalouse ; et la prétendue délica-tesse qui sacrifie l’amour à l’amitié, sans quele devoir le commande, n’est que de la froi-deur maniérée.
C’est un système tout factice que ces géné-rosités aux dépens de l’amour. Il ne faut ad-mettre ni tolérance ni partage dans un senti-ment qui n’est sublime que parcequ’il est,comme la maternité, comme la tendresse fili-ale, exclusif et tout-puissant. On ne doitpas se mettre par son choix dans une situa-tion où la morale et la sensibilité ne sont pasd’accord ; car ce qui est involontaire est sibeau, qu’il est affreux d’être condamné à secommander toutes ses actions, et à vivreavec soi-même comme avec sa victime.
Ce n’est assurément ni par hypocrisie, nipar sécheresse d’ame, qu’un génie bon etvrai a imaginé dans le roman de Woldemardes situations où chaque personnage immolele sentiment par le sentiment, et cherche avecsoin une raison de ne pas aimer ce qu’il aime.Mais Jacobi, ayant éprouvé dès sa jeunesseun vif penchant pour tous les genres d’en-thousiasme, a cherché dans les liens du cœur
TOM. III.
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