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3 (1813)
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205
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DU PRINCIPE DE LA MORALE, ETC.

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faut distinguer, en étudiant la philosophie deKant, le sentiment de la sensibilité ; il admetlun comme juge des vérités philosophiques ; ilconsidère lautre comme devant être soumiseà la conscience. Le sentiment et la con-science sont employés, dans ses écrits commedes termes presque synonymes ; mais la sen-bilité se rapproche davantage de la sphèredes émotions et par conséquent des passionsquelles font naître.

On ne sauroit se lasser dadmirer les écritsde Kant dans lesquels la suprême loi du devoirest consacrée ; quelle chaleur vraie, quelleéloquence animée dans un sujet dordinaireil ne sagit que de réprimer ! On se sentpénétré dun profond respect pour laustéritédun vieillard philosophe constamment soumisà cet invisible pouvoir de la vertu sans autreempire que la conscience, sans autres armesque les remords, sans autres trésors à distri-buer que les jouissances intérieures de lame,jouissances dont on ne peut même donner les-poir pour motif, puisquon ne les comprendquaprès les avoir éprouvées.

Parmi les philosophes Allemands, deshommes non moins vertueux que Kant, et qui