DE LA MORALE, ETC.
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que pris séparément, l’un et l’autre avoientdroit au respect. L’activité des citoyensgrecs et romains, telle qu’elle pouvoit s’ex-ercer dans une république, étoit une noblevertu. La force d’inertie chrétienne est aussiune vertu, et d’une grande force ; car lechristianisme qu’on accuse de foiblesse estinvincible selon son esprit, c’est-à-dire dansl’énergie du refus. Mais l’égoïsme patelindes hommes ambitieux leur enseigne l’art decombiner les raisonnements opposés, afin dese mêler de tout comme un païen, et de sesoumettre à tout comme un chrétien.
L’univers, mon ami, ne pense point à toi,
est ce qu’on peut dire maintenant à tout l’uni-vers, les phénomènes exceptés. Ce seroit unevanité bien ridicule que de motiver dans tousles cas l’activité politique par le prétexte del’utilité dont on peut être à son pays. Cetteutilité n’est presque jamais qu’un nom pom-peux dont on revêt son intérêt personnel.
L’art des sophistes a toujours été d’opposerles devoirs les uns aux autres. L’on ne cessed’imaginer des circonstances dans lesquellescette affreuse perplexité pourvoit exister. Laplupart des fictions dramatiques sont fondées
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