Druckschrift 
3 (1813)
Entstehung
Seite
190
Einzelbild herunterladen
 

Ï90

LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

moquerie, et dune façon un peu sévère dejuger la médiocrité de lesprit ou de lame : cequil a écrit sur le Bonheur des Sots suffit ceme semble pour le prouver. Enfin comme iljoig'noit à toutes ses autres qualités celle dêtreéminemment un liomme desprit, personne nele surpassoit dans la connoissance fine et pro-fonde de ceux avec lesquels il avoit quelque re-lation ; mais il sétoit décidé par un acte de saconscience à ne jamais reculer devant les con-séquences, quelles quelles fussent, dune ré-solution commandée par le devoir. On peutjuger diversement les évènements de la révo-lution Française ; mais je crois impossible àun observateur impartial de nier quun telprincipe généralement adopté auroit sauvé laFrance des maux dont elle a gémi, et, ce quiest pis encore, de lexemple quelle a donné.

Pendant les époques les plus funestes de laterreur, beaucoup dhonnêtes gens ont acceptédes emplois dans ladministration, et mêmedans les tribunaux criminels, soit pour yfaire du bien, soit pour diminuer le mal quisy commettoit ; et tous sappuyoient sur unraisonnement assez généralement reçu, cestquils empêchoient un scélérat doccuper laplace quils remplissoient et rendoient ainsi