INFLUENCE DE LA NOUVELLE PHILOSOPHIE. l?'ï
—Vous voilà donc revenue, dira-t>on, àvanter comme nous, l’expérience et l’obser-vation.—Je n’ai jamais nié qu’il ne fallûtl’une et l’autre pour se mêler des intérêts dece monde ; mais c’est dans la conscience del’homme que doit être le principe idéal d’uneconduite extérieurement dirigée par de sagescalculs. Les sentiments divins sont ici-basen proie aux choses terrestes, c’est la condi-tion de l’existence. Le beau est dans notreame et la lutte au dehors. Il faut combattrepour la cause de l’éternité, mais avec lesarmes du temps ; nul individu n’arrive, nipar la philosophie spéculative, ni par la con-noissanee des affaires seulement, à toute ladignité du caractère de l’homme : et les insti-tutions libres ont seules l’avantage de fonderdans les nations une morale publique, quidonne aux sentiments exaltés l’occasion de sedévelopper dans la pratique de la vie.