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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
tionnement de l’esprit humain, lorsqu’ilscherchent à réveiller les inspirations de lanature par les lumières de la pensée.
L’expérience conduit chaque jour les sa-vants à reconnoître des phénomènes auxquelson ne croyoit plus, parcequ’ils étoient mélan-gés avec des superstitions, et que l’on en faisoitjadis des présages. Les anciens ont racontéque des pierres tomboient du ciel, et de nosjours on a constaté l’exactitude de ce fait donton avoit nié l’existence. Les anciens ontparlé de pluies rouges comme du sang et desfoudres de la terre, on s’est assuré nouvelle-ment de la vérité de leurs assertions à cet égard.
L’astronomie et la musique sont la scienceet l’art que les hommes ont connus de touteantiquité : pourquoi les sons et les astres neseroient-ils pas réunis par des rapports queles anciens auroient sentis, et que nous pour-rions retrouver ? Pythagore avoit soutenu queles planètes étoient entre elles à la même dis-tance que les sept cordes de la lyre, et l’onaffirme qu’il a pressenti les nouvelles planètesqui été découverte entre ont Mars et Jupiter,*
• * M. Prévost, professeur de philosophie à Genève, apublié sur ce sujet un brochure d un très grand interet.Cet écrivain philosophe est aussi connu en Europe'qu’es-timé dans sa patrie.