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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

donne le droit de traiter en esprit vulgaire etborné quiconque ne voudroit pas ou ne pour-roit pas y atteindre.

Quand les obstacles ont irt;ité les esprits,lexagération sest mêlée à cette révolutionphilosophique dailleurs si salutaire. Les Al-lemands de la nouvelle école pénètrent avec leflambeau du génie dans lintérieur de lame.Mais quand il sagit de faire entrer leurs idéesdans la tête des autres, ils en connoissentmal les moyens ; ils se mettent à dédaigner,parcequils ignorent, non la vérité, mais lamanière de la dire. Le dédain, excepté pourle vice, indique presque toujours une bornedans lesprit, car, avec plus desprit encore,on se seroit fait comprendre même des espritsvulgaires, ou du moins on lauroit essayé debonne foi.

Le talent de sexprimer avec méthode etclarté est assez rare en Allemagne : les étudesspéculatives ne le donnent pas. Il faut seplacer pour ainsi dire en dehors de ses proprespensées pour juger de la forme quon doitleur donner. La philosophie fait connoitrelhomme plutôt que les hommes. Cest lha-bitude de la société qui seule nous apprendquels sont les rapports de notre esprit avec