NOUVELLE PHILOSOPHIE ALLEMANDE. 129
moins dans les disciples de l’école moderne; lespersonnes du premier rang en Allemagne sesont formées pour la plupart d’après lesbonnes manières Françaises ; mais il s’établitmaintenant parmi les philosophes hommes delettres une éducation qui est aussi de bongoût quoique dans un tout autre genre. Ony considère la véritable élégance comme in-séparable de l’imagination poétique et del’attrait pour les beaux-arts, et la politessecomme fondée sur la connoissance et l’ap-préciation des talents et du mérite.
On ne sauroit nier cependant que les nou-veaux systèmes philosophiques et littérairesn’aient inspiré à leurs partisans un grandmépris pour ceux qui ne les comprennent pas.La plaisanterie Française - veut toujours hu-milier par le ridicule, sa tactique est d’éviterl’idée pour attaquer la personne, et le fondpour se moquer de la forme. Les Allemandsde la nouvelle école considèrent l’ignorance etla frivolité comme les maladies d’une enfanceprolongée ; ils ne s’en sont pas tenus à com-battre les étrangers, ils s’attaquent aussi eux-mêmes les uns les autres avec amertume, etl’on diroit, à les entendre, qu’un degi’é deplus en fait d’abstraction ou de profondeur
TOM. III. K