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3 (1813)
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106
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

absolues. Depuis les Grecs jusquà nos jours,on a souvent répété cet axiome, Que tout estun, et les efforts des philosophes ont toujourstendu à trouver dans un seul principe, danslame ou dans la nature, lexplication dumonde. Joserai le dire cependant, il mesemble quun des titres de la philosophie deKant à la confiance des hommes éclairés, cestdavoir affirmé, comme nous le sentons, quilexiste une ame et une nature extérieure, etquelles agissent mutuellement lune sur lau-tre par telles ou telles lois. Je ne sais pour-quoi lon trouve plus de hauteur philosophiquedans lidée dun seul principe, soit matériel,soit intellectuel ; un ou deux ne rend pas luni-vers plus facile à comprendre, et notre senti-ment saccorde mieux avec les systèmes quireconnoissent comme distincts le physique etle moral.

Fichte et Schelling se sont partagé lempireque Kant avoit reconnu pour divisé, et cha-cun a voulu que sa moitié fut le tout. Lunet lautre sont sortis de la sphère de nous-mêmes, et ont voulu sélever jusquà connoîtrele système de lunivers. Bien différents eucela de Kant, qui a mis autant de force des

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