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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE,
à la morale ; mais il mérite comme philosopheune gloire à part. Plus instruit que personnedans l’histoire de la philosophie ancienne etmoderne, il a consacré ses études à l’appuides vérités les plus simples. Le premier,parmi les philosophes de son temps, il afondé notre nature intellectuelle toute entièresur le sentiment religieux, et l’on diroii qu’iln’a si bien appris la langue des métaphy-siciens et des savants que pour rendre hom-mage aussi dans cette langue à la vertu et àla divinité.
Jacobi s’est montré l’adversaire de la philo-sophie de Kant; mais il ne l’attaque point enpartisan de la philosophie des sensations.*Au contraire, ce qu’il lui reproche, c’est dene pas s’appuyer assez sur la religion, con-sidérée comme la seule philosophie possibleclans les vérités au-delà de l’expérience.
La doctrine de Kant a rencontré beaucoupd’autres adversaires en Allemagne, mais on nel’a point attaquée sans la connoître ou en luiopposant pour toute réponse les opinions deLocke et de Condillac. Leibnitz conservoitencore trop d’ascendant sur les esprits de ses
* C'ette philosophie a reçu généralement eu Allemagne\<î nom de philosophie empirique.