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3 (1813)
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DES PHILOSOPHES ALLEMANDS.

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de tels sujets avec des syllogismes quavecde léloquence. Car le syllogisme, posanttoujours pour base quune chose est ou nestpas, réduit dans chaque circonstance à unesimple alternative la foule immense de nosimpressions, tandis que léloquence en em-brasse lensemble. Néanmoins, quoiquHem-sterhuis ait trop souvent exprimé les véritésphilosophiques avec des formes algébriques,un sentiment moral, un pur amour du beause fait admirer dans ses écrits ; il a senti, lundes premiers, lunion qui existe entre lidéa-lisme, ou, pour mieux dire, le libre ai'bitrede lhomme et la morale stoïque, et cest sousce rapport surtout que la nouvelle doctrinedes Allemands acquiert une grande impor-tance.

Avant même que les écrits de Kant eussentparu, Jacobi avoit déjà" combattu la philo-sophie des sensations et plus victorieusementencore la morale fondée sur lintérêt. Il nesétoit point astreint exclusivement dans saphilosophie aux formes abstraites du rai-sonnement. Son analyse de laine humaineest pleine déloquence et de charme. Dansles chapitres suivants jexaminerai la plusbelle partie de ses ouvrages, celle qui tient

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