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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

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elles nen sont pas moins nécessaires en elles-mêmes, cest-à-dire que nous ne pouvons nousen départir dans aucune de nos pensées ; ilnous est impossible nous rien figurer horsdes relations de causes et deffets, de possibi-lité, de quantité, etc. ; et ces notions sontaussi inhérentes à notre conception que les-pace et le temps. Nous napercevons rienquà travers les lois immuables de notre ma-nière de raisonner ; donc ces lois aussi sont ennous-mêmes et non au dehors de nous.

On appelle, dans la philosophie Allemande,idées subjectives celles qui naissent de la na-ture de notre intelligence et de ses facultés,et idées objectives toutes celles qui sont exci-tées par les sensations. Quelle que soit ladénomination quon adopte à cet égard, ilme semble que lexamen de notre esprit s'ac-corde avec la pensée dominante de Kant,cest-à-dire la distinction quil établit entre lesformes de notre entendement et les objets quenous connoissons daprès ces formes ; et soitquil sen tienne aux conceptions abstraites,soit quil en appelle, dans la religion et dansla morale, aux sentiments quil considère aussicomme indépendants de lexpérience, riennest plus lumineux que la ligne de dcmar-