LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
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les intermédiaires qui ont conduit l’auteur lui-même aux résultats qu’il présente.
La philosophie matérialiste livroit l’entende-ment humain à l’empire des objets extérieurs,la morale à l’intérêt personnel, et réduisoit lebeau à n’être que l’agréable. Kant voulut ré-tablir les vérités primitives et l’activité spon-tanée dans l’ame, la conscience dans la morale,et l’idéal dans les arts. Examinons mainte-nant de quelle manière il a rempli ces diffé-rents buts.
A l’époque où parut la Critique de laliaison jmre, il n’existoit que deux systèmessur l’entendement humain parmi les penseurs;l’un, celui de Locke, attribuoit toutes nosidées à nos sensations ; l’autre, celui deDescartes et de Leibnitz, s’attaclioit à dé-montrer la spiritualité et l’activité de l’ame, lelibre arbitre, enfin toute la doctrine idéaliste;mais ces deux philosophes appuyoient leurdoctrine sur des preuves purement spécula-tives. J’ai exposé dans le chapitre précédentles inconvénients qui résultent de ces effortsd’abstraction qui arrêtent pour ainsi dire notresang dans nos veines, afin que les facultésintellectuelles résinent seules en nous, La