SUR LA PHILOSOPHIE ALLEMANDE.
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mystère que l’homme peut, jusqu’à un certainpoint, pénétrer, car il en sait plus sur lui-mêrae que sur l’univers. Les opinions deLeibnitz à cet égard tendent surtout au per-fectionnement moral, s’il est vrai, comme lesphilosophes allemands ont tâché de le prouver,que le libre arbitre repose sur la doctrine quiaffranchit l’ame des objets extérieurs, et quela vertu ne puisse exister sans la parfaite in-dépendance du vouloir.
Leibnitz a combattu avec une force dedialectique admirable le système de Locke, quiattribue toutes nos idées à nos sensations. Onavoit mis en avant cet axiome si connu, qu’iln’y avoit rien dans l’intelligence qui n’eût étéd’abord dans les sensations, et Leibnitz y ajoutacette sublime restriction, si ce n’est l’intelli-gence elle-même .* De ce principe dérivetoute la philosophie nouvelle qui exerce tantd’influence sur les esprits en Allemagne.Cette philosophie est aussi expérimentale, carelle s’attache à connoître ce qui se passe ennous. Elle ne fait que mettre l’observationdu sentiment intime à la place de celle dessensations extérieures.
* Ntktl est m iniellsctu, quod non fuerit in sensu, nisiintellcctus ipsc.
TOM. III.