SUR LA PHILOSOPHIE ALLEMANDE.
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La conséquence et la contradiction, dans lesens que nous attachons à l’une et à 1 autre,n’existent pas dans la sphère des grandesquestions sur la liberté de l’homme, sur l’ori-gine du bien et du mal, sur la presciencedivine, etc. Dans ces questions le sentimentest presque toujours en opposition avec le rai-sonnement, afin que l’homme apprenne que cequ’il appelle l’incroyable dans l’ordre deschoses terrestres, est peut-être la vérité su-prème sous des rapports universels.
Le Dante a exprimé une grande penséephilosophique par ce vers :
Aguisa ciel ver primo che l’uom crede.*
Il faut croire à de certaines vérités comme àl’existence ; c’est l’ame qui nous les révèle, etles raisonnements de tout genre ne sont jamaisque de foibles dérivés de cette source.
La Théodicée de Leibnitz traite de laprescience divine et de la cause du bien et dumal, c’est un des ouvrages les plus profondset les mieux raisonnés sur la théorie de l’infini;toutefois l’auteur applique trop souvent, à cequi est sans bornes, une logique dont les objets
* C’est ainsi que l’homme croit à la vérité primitive.