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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE..

cience divine, enfin de ces questions primi-:tives qui dépassent Fintelligence humaine.Je ne prétends point blâmer, en mexprimantainsi, les grands hommes qui depuis Pytha-gore et Platon jusquà nous ont été attirés,vers ces hautes spéculations philosophiques.Le génie ne simpose de bornes à lui-mêmequaprès avoir lutté long-temps contre cettedure nécessité. Qui peut avoir la faculté depenser et ne pas sessayer à connoître lori-gine et le but des choses de ce monde ?

Tout ce qui a vie sur la terre, exceptélhomme, semble signorer soi-même. Luiseul sait quil mourra, et cette terrible véritéréveille son intérêt pour toutes les grandespensées qui sy rattachent. Dès quon estcapable de réflexion, on résoud ou plutôt oncroit résoudre à sa manière les questions phi-losophiques qui peuvent expliquer la destinéehumaine ; mais il na été accordé à personnede la comprendre dans son ensemble. Cha-cun en saisit un côté différent, chaque hommea sa philosophie, comme sa poétique, commeson amour. Cette philosophie est daccordavec la tendance particulière de son carac-tère et de son esprit. Quand on sélève jus-quà linfini, mille explications peuvent être