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3 (1813)
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SUR LA PHILOSOPHIE ALLEMANDE. 57

rapports. Il y a une telle analogie et unetelle différence entre le monde physique et lemonde moral, les ressemblances et les diver-sités se prêtent de telles lumières, quil estimpossible dêtre un savant du premier ordresans le secours de la philosophie spéculative,ni un philosophe spéculatif sans avoir étudiéles sciences positives.

Locke et Condillac ne sétoient pas assezoccupés de ces sciences ; mais Leibnitz avoità cet égard une supériorité incontestable.Descartes étoit aussi un très grand mat-maticien, et il est à remarquer que la plupartdes philosophes partisans de lidéalisme onttous fait un immense usage-de leurs facultésintellectuelles. Lexercice de lesprit, commecelui du cœur, donne un sentiment de lac-tivité interne dont tous les êtres qui saban-donnent aux impressions qui viennent dudehors sont rarement capables.

La première classe des écrits de Leibnitzcontient ceux quon pourroit appeler théolo-giques, parcequils portent sur des véritésqui sont du ressort de la religion, et la théo-rie de lesprit humain est renfermée dans laseconde. Dans la première classe il sagitde lorigine du bien et du mal, de la près-