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3 (1813)
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DU PERSIFLAGE, ETC.

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pour le dépenser quand ils sont riches, quilsont la seule philosophie raisonnable, et quilny a que des rêveurs qui puissent songer àautre chose. En effet, les sensations nap-prennent guère que cette philosophie, et silon ne peut rien savoir que par elles, il fautappeler du nom de folie tout ce qui nest passoumis à lévidence matérielle.

Si lon admettoit au contraire que lameagit par elle-même, quil faut puiser en soipour y trouver la vérité, et que cette vériténe peut être saisie quà laide dune méditationprofonde, puisquelle nest pas dans le cercledes expériences terrestres, la direction entièredes esprits seroit changée ; on ne rejetteroitpas avec dédain les plus hautes pensées, pat ce-quelles exigent une attention rédéchie ; maisce quon trouveroit insupportable, cest lesuperficiel et le commun, car le vide est à lalongue singulièrement lourd.

Voltaire sentoit si bien linfluence que lessystèmes métaphysiques exercent sur la ten-dance générale des esprits, que cest pourcombattre Leibnitz quil a composé Candide.Il prit une humeur singulière contre les causesfinales, ^optimisme, le libre arbitre, enfincontre toutes les opinions philosophiques qui