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DE LA PHILOSOPHIE FRANÇOISE.
poétique qui eu fait la beauté. Un rayonlumineux cependant avoit traversé l’espritde Descartes, et c’est à lui qu’appartient lagloire d’avoir dirigé la philosophie modernede son temps vers le développement intérieurde l’aine. Il produisit une grande sensationen appelant de toutes les vérités reçues àl’examen de la réflexion ; on admira cesaxiomes: Je 'pense, donc j’existe, donc j’aiun créateur, source parfaite de mes incom-plètes facultés ; tout peut se révoquer en douteau dehors de nous, le vrai n’est que da?is notreame, et c’est elle qui en est le juge suprême.
Le doute universel est l’a h c de la philo-sophie ; chaque homme recommence a rai-sonner avec ses propres lumières, quand ilveut remonter aux principes des choses ; maisl’autorité d’Aristote avoit tellement introduitles formes dogmatiques en' Europe, qu’on futétonné de la hardiesse de Descartes qui sou-mettoit toutes les opinions au jugement na-turel.
Les écrivains de Port-Royal furent for-més à son école ; aussi les Français ont-ils eudans le dix-septième siècle des penseurs plussévères que dans le dix-huitième. A côté dela grâce et du charme de l’esprit, une certaine
TOM. III.
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