DE LA PHILOSOPHIE ANGLOISE.
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que nous portons sur la vérité de cette doc-trine ; car, en théorie, le bon et le vrai sontinséparables.
Tout ce qui est visible parle à l’homme decommencement et de fin, de décadence et dedestruction. Une étincelle divine est seule ennous i’indice de l’immortalité. De quelle sen-sation vient-elle ? Toutes les sensations lacombattent, et cependant elle triomphe detoutes. Quoi, dira-t-on, les causes finales,les merveilles de l’univers, la splendeur descieux qui frappe nos regards ne nous attes-tent-elles pas la magnificence et la bonté duCréateur ? Le livre de la nature est con-tradictoire, l’on y voit les emblèmes du bienet du mal presque en égale proportion ; et ilen est ainsi pour que l’homme puisse exercersa liberté entre des probabilités opposées,entre des craintes et des espérances à peu prèsde même force. Le ciel étoilé nous apparoîtcomme les parvis de la divinité ; mais tous lesmaux et tous les vices des hommes obscurcis-sent ces feux célestes. Une seule voix sansparole, mais non pas sans harmonie, sansforce, mais irrésistible, proclame un Dien aufond de notre cœur : tout ce qui est vraimentbeau dans l’homme naît de ce qu’il éprouve