DE LA PHILOSOPHIE ANGLOISE.
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monie que nous reconnoissons par l’amour,par l’admiration, par tous les sentimens quinous révèlent ce qu’il y a de plus profond etde plus intime dans le cœur d’un autre.
L’analyse, ne pouvant examiner qu’en divi-sant, s’applique comme le scalpel à la naturemorte; mais c’est un mauvais instrument pourapprendre à connoître ce qui est vivant ; et sil’on a de la peine à définir par des paroles laconception animée qui nous représente lesobjets tout entiers, c’est précisément parceque cette conception tient de plus près àl’essence des choses. Diviser pour compren-dre est en philosophie un signe de foiblesse,comme en politique diviser pour régner.
Bacon tenoit encore beaucoup plus qu’on,ne croit à cette philosophie idéaliste quidepuis Platon jusqu’à nos jours a constam-ment reparu sous diverses formes ; néan-moins le succès de sa méthode analytiquedans les sciences exactes a nécessairementinflué sur son système en métaphysique :l’on a compris, d’une manière beaucoup plu3absolue qu’il ne l’avoit présentée lui-même»sa doctrine sur les sensations considéréescomme l’origine des idées. Nous pouvonsvoir clairement l’influence de cette doctrine
TOM. III.
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