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3 (1813)
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DE LA PHILOSOPHIE.

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cultivée chez les Grecs comme elle lest main-tenant chez les Allemands. On ne peut nierquune telle recherche, quelque sublime quellesoit dans son principe, ne nous fasse sentir àchaque pas notre impuissance, et le décourage-ment suit les efforts qui ne peuvent atteindre àun résultat. Lutilité de la troisième classedes observations métaphysiques, celle qui serenferme dans la connoissance des actes denotre entendement, ne sauroit être contestée ;mais cette utilité se borne au cercle des expé-riences journalières. Les méditations philo-sophiques, de la seconde classe, celles qui sedirigent sur la nature de notre ame, et surlorigine de nos idées, me paroissent de toutesles plus intéressantes. Il nest pas probableque nous puissions jamais connoître les véritéséternelles qui expliquent lexistence de cemonde : le désir que nous en éprouvons estau nombre des nobles pensées qui nous attirentvers une autre vie ; mais ce nest pas pourrien que la faculté de nous examiner nous-mêmes nous a été donnée. Sans doute, cestdéjà se servir de cette faculté que dobserverla marche de notre esprit, tel quil est ; toute-fois en sélevant plus haut, en cherchant àsavoir si cet esprit agit spontanément, ou sil

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