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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
L’homme a maudit le soleil, l'amour et la vie ;il a souffert, il s’est senti consumé par cesflambeaux de la nature; mais vuudroit-il pourcela les éteindre ?
Tout ce qui tend à comprimer nos facultésest toujours une doctrine avilissante, il fautles diriger vers le but sublime de l’existence,le perfectionnement moral ; mais ce n’est pointpar le suicide partiel de telle ou telle puissancede notre être que nous nous rendrons capablesde nous élever vers ce but, nous n’avons pastrop de tous nos moyens pour nous en rap-procher ; et si le ciel avoit accordé à l'hommeplus de génie, il en auroit d’autant plus devertu.
Parmi les différentes branches de la phi-losophie, celle qui a particulièrement occupéles Allemands, c’est la métaphysique. Lesobjets qu’elle embrasse peuvent être divisés entrois classes. La première se rapporte aumystère de la création, c’est-à-dire à l’infinien toutes choses, la seconde à la formationdes idées dans l’esprit humain, et la troisièmeà l’exercice de nos facultés, sans remonter àleur source.
La première de ces études, celle qui s’at-tache à connoître le secret de l’univers, a été