des Finances de la France. 239
font les diitindions d’état qui forment enFrance le plus ardent objet d’intérêt ; on n’eitpas fâché, fans doute, qu’elles favorifent lescombinaifons pécuniaires ; mais quand lesidées de fupériorité font ménagées, le fenti-ment le plus adif eft fatisfait. Il faudrait doncchercher , dans la modification des formes del’impôt, les moyens propres à adoucir unpeu les inégalités inhérentes à la conllitutionFrançoife ; mais la plupart des miniftres definances, bien loin de s’occuper d’un pareilfoin, augmentent eux-mêmes ces difparités,en fe permettant trop fouvent des dédiionsfavorables fur les vingtièmes & la capitation,lorfque ces diminutions font follicitées pardes perfonnes coniidérables par leur état,leur naiifanee, ou leur crédit. Cependant,près de qui la juftice pourra-t-elle conferverfa grandeur & fa majeité, fi elle ne paraîtpas le premier des devoirs, à ceux qui, fousles ordres du Souverain , font devenus lesdépofitaires de l’intérêt public? mais l’habi-tude des confidérations particulières, dans