S98 De l’Administration
En rapprochant, comme on vieqt de lefaire, l’étendue des contributions, du norm-bre des habitants dans chaque généralité ,on n’a pas eu l’intention de préienter cerapport, comme une lumière iuffifante pourapprouver, ou pour cenlurer les difparitésqui régnent eqtre les provinces. Deux paységalement peupiés, ne font pas toujours en
20 millions, mis en ligne de compte pour le même objet, dansle tableau des contributions des peuples, fe trouve comprisdans les iinpofitions des généralités d’Aix, de Lille, de Mont-pellier , de I imoges, de Bourges, & de Montauban , où lesfrais d’entretien & de confection des routes, font pris fur lefonds des impolitions, dont on a donné le produit général.
Ces 16 millions 400 mille livres, font une charge fupportéepar les autres généralités, à l’exception de celle de Paris, oùles chemins font faits des fonds du tréfor royal ; & commeelles réunifient entr’elles 18 millions 16 mille 900 habitants,ee feroit environ 18 fols 3 deniers de furcharge moyenne partête ; quotité dont il faudroit augmenter le montant, des con-tributions que paye chaque individu dans ces mêmes généra-lités, s’il y avoit dans chacune la même proportion, entre l’é-tendue des chemins & la population : mais il exifte à cet égarddes différences confulérables; d’ailleurs, quelques-unes d’ellesont beaucoup plus que d’autres, l’habitude de la converlïondes corvées dans une contribution libre en argent ; ainfi lafurcharge provenant des corvées , eft néeeffairement inégaleentre les provinces. Il m’a paru cependant, qu’il étoit conve-nable d’en donner une évaluation générale , afin de prévenirde trop grands écarts dajis les fpéculations à ce fujet.
..
3*'
... • j 1
■„ i ■ ■ '
pan® cci D:p-- :
pûpjiîCjfî,
me me:*; ; ....fettON-j».,....
' lcft ^ÏOuil ftmb’,c ^,