des Finances de la France. 187
& l’on follicite fans ceffe des modérations.Que fer oit-ce donc, il toutes les contribu-tions réunies en une feule , dévoient êtreprélevées de cette maniéré '! on ne pourroitplus le faire vaguement, puifque cet impôtconititueroit tout le revenu de l’Etat. Ce-pendant , qui pourroit déterminer au juitela variété des fortunes ? & qui pourroit, enla connoilfant, perfuader à la multitude deshommes qu’on ne leur fait point de tort ?Ce feroit une fource intariifable de plaintes& de jaloufies : & j’ajouterai, que dansune monarchie telle que la France , on neparviendroit jamais à alfurcr le payementexact des impoiitions perfonnelles d’uneétendue conüdérable. Les plus grands fei-gneurs fe fouitraient difficilement aux im-pôts fur les productions, ou aux droits furles confommations ; ils payent ces derniersfans le lavoir, & fans pouvoir s’en défen-dre ; & l’on s’attaque à leurs fermiers pourles autres. Mais la capitation étant exigéedans le lieu du domicile des contribuables,