des Finances de la France.' T07
lient un miniftre lorfqu’il veut taire ungrand changement dans les perfonnes , enmême - tems qu’un grand changement dansles chofes.
Quant au crédit des refcriptions, com-ment perfuader que celles tirées par unecompagnie de douze perfonnes, ne foientpas aulli dignes de confiance , que cellesfoufcrites par un receveur général feul! Ladifférence, aux yeux de la raif'on , feroittoute à l’avantage de la première maniéré ;car aucun abus n’elt poflible de la part d’unecompagnie colledive : cependant fous le feulrapport du crédit, on ne peut admettreaucune fupériorité d’une forme fur l’autre,parce que la compagnie colledive, non plusque les receveurs divifés , ne font garantsd’aucun fait du Gouvernement, & il eftaifé de fentir qu’une pareille garantie ne fe-roit ni jufte ni raifonnable. L’expérienced’ailleurs, a fuffifamment inftruit à cet égard ;puifqu’aux deux époques connues de la fuf-penfion du payement des refcriptions, l’une