des Finances de la France. çy
& où la connoiffan.ee même lui en elt in-terdite; & il y a une fi grande différence entreles facrifices qui font exigés de par la feulevolonté d’un Monarque , & ceux qu’une na-tion s’impofe à elle-même pour des objetscommuns dont elle elt juge, que c’eft unefaute de la langue d’exprimer par le mêmemot deux difpofitions fi différentes, & d’obli-ger à mettre en parallèle ce qui ne fe reffem-ble point.
Cependant, après avoir tracé rapidementles obfervations, qui peuvent aider à jugerfainement de l’étendue des impôts chez diver-fes nations, je ne dirai pas moins que ceuxde l’Angleterre font maintenant parvenus àun point exceffif; que le commerce & lesmanufactures de ce Royaume doivent en fouf-frir ; que beaucoup de propriétaires de richeffesmobilières feront peut - être combattus entrel’amour de leur pays, & le defir de fe pro-curer de plus grandes jouiffances, en dépen-fant ailleurs leur fortune ; qu’enfin de grandsrevers pourront être l’effet de l’exagération