Druckschrift 
1 (1784)
Entstehung
Seite
56
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Ainfi, dans un pareil Royaume, les riches& les gens aifés doivent principalement ref-fentir les effets des impôts ; mais ils y ontauflî des confolations particulières, & qui nefont point connues dans les pays fournis àlautorité dun feul : les idées dinjuftice &doppreffion , suniffent aifément à létenduedes impôts, toutes les fois que le rapport descontributions avec les juftes befoins de lÉtat,eft abfolument ignoré. Mais une nation quiexamine elle-même, ou par fes repréfentants,la nature des dépenfes publiques , qui endifcute lutilité , & qui au moment il eftqueftion dy fatisfaire , fait librement lechoix des moyens les moins onéreux : unetelle nation femble difpofer de la fortunepublique, comme un particulier fait ulagede la flenne propre; ou du moins, les idéesdufurpation & dabus de pouvoir, saffoi-blilfent fenfiblement. Il nen eft pas de mê-me , on ne peut le diflimuler, dans lespays la nation ne participe daucunemaniéré aux délibérations qui lintéreffent,